Best menswear shops in Paris

Certains magazines pour faire le buzz parlent des Gilets Jaunes qui rendent la vie dure à de très belles réalités de Paris. Du coup nous allons rendre à César ce qui est à César en vous listant les plus belles boutiques Masculines de Paris.

Oui, mais par où commencer ?

Généralement toute tenue qui se respecte se construit à travers le choix des souliers :

Marc Guyot : N’ayez pas peur, poussez la porte de la boutique de Marc Guyot ! Oui, celle d’où provient un épais nuage de fumé de Cohiba qu’on peut voir de la Madeleine (tout comme la Chenille Absolem de Lewis Caroll et ses merveilles). Marc en plus d’être un fou de vêtements, d’étoffes rares et anciennes se démène pour vous créer la forme de soulier et le modèle de votre choix. On ne dirait pas mais il est fan d’hip-hop US old school et d’armes à feu aussi. Si vous lui êtes sympathique il vous proposera une coupe de champagne à partir de 17h30 ! 😉

5 Rue Pasquier, 75008 Paris

marcguyot.com

Caulaincourt Paris : Non loin sur le Boulevard Haussmann, la première (des trois) boutiques Caulaincourt. C’est ici qu’Alexis Lafont (himself), il y a plus de 10 ans me vendit mes premières belles paires de souliers (je crois même que c’est à cause de ça, que j’ai attrapé le virus). Merci Alexis !

120 Boulevard Haussmann, 75008 Paris

caulaincourt.paris

Crockett & Jones Madeleine : plus besoin de présenter cette référence. Allez donc casser les pieds à Dimitri Gomez en charge du Sur Mesure mais attention ! Que les questions soient pertinentes, sous peine de vous faire rembarrer à coups de bottes dans le c** !

14 Rue Chauveau Lagarde, 75008 Paris

crockettandjones.com

J.M. Weston : la boutique de Saint-Germain pour son SAV et son expertise au niveau de la connaissance produit. Pour mon expérience personnelle évitez celle du Marais !

49 Rue de Rennes, 75006 Paris

jmweston.com

Royal Cheese : Rien que pour l’offre streetwear et le sourcing produit des références et le professionnalisme de l’équipe de vente (oui quand on paye, on mérite un service digne de ce nom et ici il est présent). Alden, Baracuta, Barbour, Church’s, Converse, Filson, G.H. Bass, Gloverall, Il Bussetto, Levis, New Balance, Paraboot, Patagonia, Pendleton, Sanders, Sebago, Trickers, Van’s… Perso je préfère faire ce genre d’achat ici aux cotés de Séb ou Thomas plutôt que d’aller au Citadium (sauf pour mes t-shirts techniques Under Armour). Merci aussi à Nordine du showroom Linksury ! 😉

113 rue de Turenne 75003 PARIS

129 rue Vieille du Temple 75003 PARIS

royalcheese.com

Club Salon Baba – Salon cireur d’exception à Paris : Pas besoin de cirer les pompes de Baba pour se faire accepter ! Dans ce cercle fréquenté par les plus fins connaisseurs, le maitre des lieux vous propose un service « hors paire » pour vos paires de souliers. Le déplacement en vaut la chandelle rien que pour l’endroit et la personnalité folle de son propriétaire Babacar (comme la chanson de France Gall).

21 Rue Jean Mermoz, 75008 Paris

salonbaba.fr

Ensuite nous pouvons compléter avec les boutiques néo vintage et Vintage :

AW Cooper : Le très sympathique Max Geminiani saura vous recevoir dans les règles de l’art dans sa boutique des puces de Saint-Ouen (n’oubliez pas de lui demander une remise de ma part :-p #privatejoke ). Attention, ici pas de prise de tête prétentieuse sur l’origine des pièces (toutes d’époque je vous rassure ! Pas besoin de les faire expertiser au carbone 14). Impossible de ne pas repartir sans sa jungle jacket, une ceinture western, une chemise Hawaï ou son chien le gentil Jackson ! Engagez vous dans sa « piraterie » !

4 Passage Marceau, Passage Sainte-Sophie, 93400 Saint-Ouen

awcooper-boutique.fr

Doursoux : Il ne manque plus que Mr-T / le Barracuda à crête iroquoise chez Doursoux mais l’équipe a ce côté Agence tous Risques. Drôles et compétents, le choix est là ! Nonobstant n’oubliez pas que vous êtes à Paris, et ça se paye ! Un incroyable stock de surplus militaire côtoie des pièces originales et reproductions de toutes les périodes allant de la grande guerre aux vêtements techniques des équipes d’interventions des forces spéciales. Demandez à Rémi de vous offrir une bombe à poivre pour l’achat d’un Tanker Jacket. 😉

3, passage Alexandre 75015

doursoux.com

Chato-Lufsen : Christophe Bréard, ce passionné de vêtements a su accumuler dans sa petite boutique, sans doute la plus belle collection de pièces vintage Arnys. Mais aussi une très belle sélection de pantalons en velours et cotons réalisés à Naples tout comme les superbes chemises Avino Laboratorio Napoletano, les blousons Valstar, du Calabrese 1924, du Boivin, et bien d’autres pépites encore…

41, rue de Verneuil, 75007 Paris

chatolufsen.com

Chapal : tout simplement la Ferrari du blouson en cuir toutes catégories confondues ! Une dégaine à la Bébél mais sans la Ferrari qui va avec.

244 Rue de Rivoli, 75001 Paris

chapal.fr

Jinji : Jinji ? Julien Lipszyc son propriétaire dans sa micro boutique vous vend un monde : mêlant vintage, baskets nike, new balance ou vans avec des vestes ou jeans Fortela, vestes croisées Kamoshita ou deux boutons Man 1924, d’incroyables bandanas Kapital, du The Real Mc Coy’s en passant par du denim japonais de connaisseur. Un point de passage obligé pour une clientèle pointue!

22, rue des Canettes, 75006 Paris

Jinji.fr

Mais aussi : Julien Z., Beige Habilleur, Breuer, RRL, 45rpm, T-Bird, Le Vif, Chez Ammar, Simon, Stéphane, Bernardin, Crimson

Les Chemises ?

Hilditch & Key : depuis le changement de gestion de la boutique Monsieur Philippe Zubrzycki (oui tout comme Julien de chez Jinji dites juste Philippe ! ) a su redynamiser et retransformer le service que l’on attend d’une boutique de Luxe ! L’offre et la réputation incontournable des chemises PAP Hilditch & Key n’est plus à faire. Nonobstant je vais m’attarder sur l’incroyable offre que propose cette boutique appartement niché au coin de la place de la concorde loin derrière les boutiques pour touristes de la rue de Rivoli. Les chapeaux et casquettes Bates (le Borsalino Britannique), les cravates et écharpes, les robes de chambre et pyjamas, bretelles et autres mailles méritent de vous faire déplacer dans cette boutique pas forcement connue de tous à tort.

252 Rue de Rivoli, 75001 Paris

hilditchandkey.co.uk

Liste Rouge : La boutique de la rue du Faubourg Saint-Honoré accueille depuis 1938 une clientèle Française et Internationale discrète mais raffinée.

138 Rue du Faubourg Saint-Honoré, 75008 Paris

listerouge.fr

Daniel Lévy : La sympathie et la bonne humeur de Daniel Lévy suffisent à aller à sa rencontre pour discuter popeline, oxford ou chambray.

3 Rue du Cirque, 75008 Paris

daniel-levy-chemise.com

Mais aussi : Charvet, Courtot, Lucca en bespoke. Avino Laboratorio Napoletano chez l’Officine & Chato Lufsen. Swann & Oscar

Boutiques généralistes ?

L’Officine Paris : la nonchalance et le savoir être de Victor et de Nada ne vous laisseront pas indifférents. Tout y est made in Italy : Costumes PAP et MTM, cravates et écharpes Calabrese 1924, chemises Avino Laboratorio Napoletano, parapluies Talarico, …

71 Avenue Marceau, 75116 Paris

officine-paris.fr

Maison Gabriel Paris : Cyril Arvengas, ancien chineur et marchand d’antiquités s’est reconverti dans sa très belle boutique dans la vente de beaux vêtements. Cet amoureux du beau propose des tweeds anglais, des cravates Drake’s, des imperméables Cohérence, des chapeaux Nick Fouquet ou bien de parapluies Francesco Maglia.

26 Rue du Mont Thabor, 75001 Paris

maisongabrielparis.com

Hartwood Paris : Tout commence en 1985, Dominique Guindon le patriarche de la famille Hartwood voue le culte du beau costume bien coupé dans les plus belles matières Italiennes et Anglaises. Ah oui, très important, tout est façonné en Italie et dans la meilleure qualité ! L’ambiance dans les trois boutiques y est unique : un mélange entre les Tontons Flinguers et les Affranchis. Vous trouverez Dominique à la boutique rue du Bac aux côtés d’Olivier et de Julien. A la boutique Saint-Honoré vous serez accueillis par Xavier et Sébastien. Un peu plus loin à la boutique de la rue Marbeuf, Jonathan, Christophe et Hugues auront le plaisir de vous recevoir et conseiller. Clairement pas des rigolos mais de vrais professionnels du vêtement !

6, rue Marbeuf, 75008

Hartwoodparis.com

Costume MTM Hartwood Paris en s’120 type Solaro Holland & SherryVeste MTM Hartwood Paris en Laine, Lin et Soie Holland & Sherry

Mais aussi : Cairns, Willman

Boutiques institutions Françaises terroir & chasse : Mettez, Berteil, Au petit Matelot, Comptoir des Chemises, Artumès & Co, La Maison du Loden

Boutiques ½ mesure : Handson Paris, Maison Pen, Michael Ohnona, Les Francs Tireurs, Stradel’s, Husbands, Ardentes Clipei

Husbands Paris MTM Rowing Blazer  Veste MTM Maison Pen en natté Laine, Lin et soie Holland & Sherry

Beige Habilleur, A mix between La Grande Bellezza and Goodfellas

Beige Habilleur, a été fondé en septembre 2015 par Basile Khadiry & son acolyte Jean-Baptiste-Ménétrier. Après leurs respectives expériences; Basile a travaillé pour Chalhoub Group (dans l’industrie du retail luxe au Moyen Orient) après dans les RP pour Louis Vuitton pour finir chez AMI Paris. Jean-Baptiste quant à lui travaillait en tant qu’Ingénieur d’Affaires chez IBM. Depuis Octobre 2018 une première boutique voit le jour au 83, rue Chardon Lagache dans le très chic 16ème arrondissement de Paris.

Pourquoi cette idée? Le vide concernant l’offre de «bonnes marques» avec une «vraie histoire» et «ADN produit» était enorme en France (comparé à l’Italie, au Royaume-Uni, Japon…). Nous voulions combler cette lacune sans faire de mauvais «marketing de marque». Les marques que nous proposons ont au minimum 100 ans d’existence (toujours intemporelles et fonctionnelles il y a 100 ans et de nos jours… Nous ne vendons pas de la mode éphémère!). L’idée est qu’avec toutes les marques et pièces proposées, l’homme peut obtenir une tenue fonctionnelle et élégante sans paraître déguisé. Notre lifestyle? Un mélange entre La Grande Bellezza et Goodfellas. Bien joué les gars! 

G.C.

Chukka Sanders disponibles sur Beige Habilleur (modèle playboy porté par Steve McQueen dans Bullit).

Scuola del Cuoio, Florence

En nous perdant dans les rues de Florence, pendant la période liée au Salon Pitti 86 (il y a quelque temps), nous sommes tombés, par hasard, dans une rue qui longe la Basilique de Santa Croce. Il y a une entrée devant nous où nous pouvons lire Scuola del Cuoio (École du Cuir). Par manque de temps, nous y retournerons successivement au mois de juillet 2015. Nous ne pouvions pas faire l’impasse sur cette étape de Florence.

Perdendoci per le strade di Firenze, nel periodo del Pitti 86 (qualche edizione fa), capitiamo, per caso, in una strada che affianca la Basilica di Santa Croce. Un’entrata si presenta davanti a noi dove si può leggere Scuola del Cuoio. Per mancanza di tempo, ci ritorneremo successivamente nel mese di luglio 2015. Non potevamo contornare questa tappa di Firenze.

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Située à deux pas de l’Arno, où par la passé étaient présents les bouchers du Ponte Vecchio qui amenaient par voie fluviale les peaux qui étaient ensuite tannées et vendues aux maroquiniers et (vrais) artisans, capables de créer des objets en peau recherchés dans le monde entier.

En traversant la cour, nous entrons par la boutique de la Scuola del Cuoio où il est possible d’acquérir de la petite maroquinerie. En poursuivant dans le couloir, on peut observer 12 artisans confirmés travaillant à temps plein sur les bureaux au milieu des fresques du Ghirlandaio dans l’ancien couvent des Frères Franciscains, projeté par l’architecte Michelozzo et légué par Cosimo de Médicis.

Collocata a due passi dall’Arno, dove in passato erano presenti i macellai del Ponte Vecchio che portavano in barca le pelli che poi venivano conciate e passate ai pellettieri e (veri) artigiani, capaci di creare oggetti di pelle richiesti in tutto il mondo.

Attraversando il cortile, entriamo dal negozio della Scuola del Cuoio dove è possibile acquistare piccola pelletteria. Proseguendo nel corridoio, si possono osservare 12 artigiani confermati che lavorano a tempo pieno sui banchi in mezzo agli affreschi del Ghirlandaio nell’antico convento dei Frati Francescani, progettato dall’architetto Michelozzo e donato da Cosimo de Medici.

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Histoire

La Scuola del Cuoio naît de l’idée de l’artisan Marcello Gori, alors située via del Corso à Florence en 1940. Avec une volonté solidaire, il décida de transmettre son métier aux orphelins de la seconde guerre mondiale accueillis par les Frères Franciscains en transférant, en 1950, ses ateliers dans l’ancien couvent de la basilique de Santa Croce, leur permettant de se construire un avenir professionnel.

La Scuola del Cuoio est intimement liée à Stefano Bemer dirigée par Tommaso Melani, neveu de Marcello Gori.

Storia

La Scuola del Cuoio nasce dall’idea dell’artigiano Marcello Gori, allora collocato in via del Corso a Firenze nel 1940. Con una volontà solidare, decise di tramandare il suo mestiere agli orfani di guerra accuditi dai frati Francescani trasferendo, nel 1950, il suo laboratorio nell’antico convento della basilica di Santa Croce, permettendo loro di costruirsi un futuro professionale.

I primi banchi furono posti nel dormitorio del convento donato ai frati Francescani da Cosimo de Medici in un meraviglioso ambiente progettato dall’architetto Michelozzo con pareti affrescate dalla scuola del Ghirlandaio.

La Scuola del Cuoio è intimamente legata a Stefano Bemer diretta da Tommaso Melani, nipote di Marcello Gori.

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École

La Scuola del Cuoio est une couveuse d’artisans préparés dans les anciennes écuries des Médicis. 95% des étudiants viennent de l’Extrême-Orient : principalement des Japonais et Coréens. Les Chinois manquent à l’appel, pour la simple raison qu’ils sont formés par les entrepreneurs des grands groupes de “l’industrie du luxe” qui délocalise la production en Chine pour en réduire les coûts… Pendant une période de six mois, ils suivent les enseignements de leurs Maîtres jusqu’à arriver à réaliser: coupe, cousu, tressage à main (pour la précision, le tressage n’a pas été inventé par la griffe Bottega Veneta). À la fin de l’apprentissage, les élèves sont capables de réaliser des bagages mais aussi des outils de décoration (une niche artistique que très peu de Maîtres sont capables d’égaler). Sont justement réalisés par la Scuola del Cuoio: les livres d’or de la Mairie de Florence, albums et tampons d’écriture avec les écus de la ville. Se fournissent également à la Scuola del Cuio: l’Académie de Police d’État, le Ministère de l’Intérieur, l’Aviation Militaire, La cour de l’Evêque, mais aussi les Palaces tels que le Four Seasons de Florence, l’Hassler à Rome ou encore le Ritz de Paris et pour terminer les entreprises nationales et internationales.

Scuola

La Scuola del Cuoio è una culla che conta una ventina di artigiani preparati nelle antiche scuderie dei Medici. 95% degli studenti provengono dall’Estremo-Oriente: principalmente Giapponesi e Coreani. I Cinesi mancano all’appello, per il semplice motivo che sono formati dagli imprenditori dei grandi gruppi “dell’industria del lusso” che delocalizzano la produzione in Cina per ridurne i costi… Per un periodo di sei mesi, seguono gli insegnamenti dei loro Maestri fino ad arrivare a realizzare: taglio, cucito, intreccio a mano (per la precisione, l’intreccio non è stato inventato dal brand Bottega Veneta). Alla fine dell’apprendistato, gli alunni sono in grado di realizzare borse ma anche oggettistica di arredo (una nicchia artistica che pochi maestri sono in grado di uguagliare). Vengono difatti realizzati dalla Scuola del Cuoio: i libri d’oro del comune di Firenze, album e tamponi di scrittura con gli stemmi della città. Si forniscono ugualmente alla Scuola del Cuoio: l’Accademia della Polizia di Stato il Ministero dell’Interno, l’Aeronautica Italiana, La corte del Vescovo, ma anche Palace quali il Four Season di Firenze, l’Hassler a Roma e il Ritz di Parigi e per finire aziende nazionali e internazionali.

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Travail

Un fois choisi le modèle – réalisé entièrement en conformité avec les indications du client – on passe au choix de la peausserie: veau, cerf, lézard, crocodile, autruche, raie… Qui est coupée au cutter.

Le travail des différents morceaux commence avec une phase préparatoire avec des coutures à l’alène pour ne pas abîmer la peau incisée avec la fourchette de différentes dimensions en fonction de la grandeur du fil de lin ciré utilisé.

Lavorazione

Una volta deciso il modello – realizzato internamente o in conformità a precise indicazioni del cliente – si passa alla scelta del pellame: vitello, cervo, lucertola, coccodrillo, struzzo, razza… Che viene tagliato con il trincetto.

La lavorazione dei pezzi inizia con una fase preparatoria alla cucitura con l’ago spuntato per non rovinare la pelle incisa con la forchetta di dimensioni diverse in funzione della grandezza del filo di lino cerato usato.

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Clients et curieux

Aujourd’hui, la Scuola del Cuoio reste une petite entité capable de préserver ce savoir-faire en réalisant des pièces uniques destinées à une clientèle de connaisseurs qui ne courent pas après la griffe. Ce sont les visiteurs et les clients nationaux et internationaux qui sont les ambassadeurs de la Scuola del Cuoio mais aussi le regretté Pape Jean Paul II, les membres des familles royales (Angleterre, Japon, Suède, Grèce…), les Présidents (Eisenhower qui voulut dans la pièce ovale un service de bureau de la Scuola del Cuoio de Florence. Mais aussi: Nancy & Ronald Reagan, Carlo Azeglio Ciampi, le sénateur Ted Kennedy et Mme Madeleine Albright, Barbara Bush, lady D…), acteurs et personnages du showbiz (Ozzy Osborne, Steven Spielberg, Olivia de Havilland, Cary Grant, Audrey & Katharine Hepburn, Jack Nicklaus, James Stewart, Paul Newman, Rob Schneider, John Houston, Grace Kelly, Zubin Mehta…). GC

Clientela e curiosi

Oggi la Scuola del Cuoio rimane una piccola realtà capace di custodire questo “savoir faire” realizzando pezzi unici destinati a una clientela d’intenditori che non corrono dietro al brand. Sono i visitatori e clienti nazionali e internazionali a fare da ambasciatori della Scuola del Cuoio ma anche lo scomparso Papa Giovanni Paolo Secondo, i membri di famiglie reali (Inghilterra, Giappone, Svezia, Grecia…), i Presidenti (Eisenhower che volle nella stanza ovale un servito da scrivania della Scuola del Cuoio di Firenze. Ma anche: Nancy & Ronald Reagan, Carlo Azeglio Ciampi, il sénatore Ted Kennedy e la Signora Madeleine Albright, Barbara Bush, Principessa Diana…), attori e personaggi del mondo dello spettacolo (Ozzy Osborne, Steven Spielberg, Olivia de Havilland, Cary Grant, Audrey & Katharine Hepburn, Jack Nicklaus, James Stewart, Paul Newman, Rob Schneider, John Houston, Grace Kelly, Zubin Mehta…). GC

M. Cilento, The Bourbons dresser

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Par une magnifique matinée ensoleillée, nous prenons – pour la énième fois – la direction de la Riviera de Chiaia afin de nous rendre chez l’un des derniers cultivateurs du beau : Ugo Cilento.

1780

Ugo Cilento fait partie de la 8ème génération d’une famille qui remonte à l’époque des Bourbons (période allant de 1734 à 1860). L’entreprise familiale M.Cilento & F.llo est l’une des plus anciennes entreprises et fut créée en 1780 à Naples. Après avoir déménagé, au cours de son histoire, deux fois ses locaux pour, in fine, aujourd’hui, s’implanter face au golfe de Naples à mi chemin entre la Piazza Amedeo de notre ami Pino Peluso et de l’incontournable boutique Marinella.  

Ambassadeur du bon goût

L’attachant Ugo Cilento est l’illustration même de ce qu’est un Gentleman. Un homme de bon goût, raffiné, instruit, qui ne se laisse pas aller dans l’excès, le guindé, le bariolé et comme le diraient  nos amis américains dans le « show off » .

L’entrepreneur a pu, avec passion, se faire un nom à l’étranger. Sa boutique est, en effet, une étape incontournable pour le pèlerinage de style et d’élégance et, pour ceux d’entre vous qui ne la connaîtraient pas, le lieu  procure la même sensation que lorsque vous  rentriez chez feu Old England ou à la Maison Degand à la sauce des Bourbons de Naples!

Nous avons essayé dans les moindres recoins de déceler quelque chose qui n’allait pas, une fausse note, une faute de goût. Tout y est parfait ! Du mobilier mêlant portants dorés de l’époque industrielle où sont suspendus de magnifiques pièces à manches,  un billard d’époque (Bourbon) démonté servant de présentoir à ses très beaux bagages en cuir déposés çà-et-là dans la très grande boutique d’Ugo Cilento, une très belle sélection de chaussures anglaises et américaines (le paradis de la chaussure : Crockett & JonesEdward GreenJohn LobbJoseph CheaneyAlden…), des pendules et des horloges mêlant écharpes, gants, cravates, parfums et parapluies se disputant la place avec des gravures d’époque, cartes de visite des têtes couronnées ayant fréquenté (et fréquentant) le lieu ainsi qu’une incroyable collection de tissus vintage destinés à la réalisation de costumes sur mesure par un tailleur externe qui vient dans les salons privés de la Maison M. Cilento.        

In una meravigliosa mattinata del mese di dicembre (temperature primaverili), ci avviamo – per l’ennesima volta – in direzione della Riviera di Chiaia per raggiungere uno degli ultimi cultori del bello : Ugo Cilento.

1780

Ugo Cilento  fa parte dell’ottava generazione di una famiglia che risale sino all’epoca Borbonica (periodo che va dal 1734 al 1860). L’azienda familiare M.Cilento & F.llo è una delle più antiche aziende partenopee, fondata nel 1780 a Napoli. Dopo aver spostato, nel corso della sua storia, due volte la propria sede per, infine, oggi, collocarsi di fronte al golfo di Napoli a mezza strada tra la Piazza Amedeo dove si trova il nostro caro amico Pino Peluso e la boutique Marinella che non presentiamo più.

Ambasciatore del buon gusto

Ugo Cilento è l’illustrazione stessa di ciò che deve essere un Gentleman. Un uomo di buon gusto, raffinato, colto, che non si lascia andare ad ogni tipo di eccesso esasperato, come direbbero i nostri amici americani fare nello « show off ».

L’imprenditore ha potuto, con passione, farsi un nome all’estero. La sua boutique è, in effetti, una tappa immancabile del pellegrinaggio dello stile e dell’eleganza e, per quelli di voi che non conoscerebbero il luogo, procura la stessa sensazione di quando entrate nella Maison Degand o nell’ormai scomparsa boutique Old England a Parigi con un gusto molto Borbonico!

Abbiamo provato nei minimi dettagli a scovare qualche cosa d’imperfetto, un accordo sbagliato, un errore di gusto (una faute de goût). Tutto vi è perfetto! Dall’arredamento che mescola porta abiti dorati del periodo industriale dove sono sospesi bellissimi abiti e cappotti, un biliardo del 1820 smontato e riutilizzato come ripiano per presentare le bellissime borse da viaggio di pelle disposte qui e li nella grandissima boutique di Ugo Cilento, una bellissima selezione di scarpe inglesi e americane (il paradiso della scarpa : Crockett & JonesEdward GreenJohn LobbJoseph CheaneyAlden…), pendole e orologi si mescolano con sciarpe, guanti, cravatte, profumi e ombrelli che si contendono lo spazio con stampe antiche, bigliettini da visita di teste coronate che hanno frequentato (e che frequentano) il luogo ed infine un’incredibile collezione di tessuti vintage destinati alla realizzazione di abiti su misura da un sarto esterno che si reca nel salotto privato della Maison M. Cilento.

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Authenticité

Sans vouloir être nostalgiques, nous incitons les « jeunes entrepreneurs du réseau grandes écoles », réellement amoureux « du produit » à se lancer dans ce type de retail en préservant ce type environnement et articles, ayant réellement une âme et une identité de marque, qui sera à long terme pérenne et indémodable. Des produits qui se lèguent de père en fils. G.C.

Autenticità

Senza volere essere nostalgici, incitiamo i « giovani imprenditori delle scuole di commercio » , realmente innamorati « del prodotto» a lanciarsi in questo tipo di retail preservandone ambiente e articoli, con una vera identità di marchio e anima, che saranno sul lungo termine perenni e sempre attuali. Prodotti che si trasmettono da padre in figlio. G.C.

Al Bazar Milan de Lino Ieluzzi, Le Petit Prince du style (Dessine moi un Sept)

Je vais vous parler du très recherché Lino Ieluzzi, que vous connaissez sûrement via les nombreuses photos de street-style, prises au Pitti Uomo, qui défilent dans les blogs et dans la presse spécialisée. Mais Lino Ieluzzi existait bien avant tout cet engouement médiatique. Pour cela, je vais tenter de vous raconter une partie de son parcours (il y a de quoi faire un ouvrage à son sujet, tellement son histoire est riche d’aventures professionnelles et d’expériences humaines en tout genre).

 

Lino Ieluzzi de la boutique masculine à Milan AL Bazar sur la terrasse du Palace Excelsior à Florence durant le Pitti Uomo.Lino Ieluzzi et son staff devant sa boutique de prêt à porter masculin AL Bazar à Milan.Lino Ieluzzi, que j’avais rencontré la première fois lors de la 83eme édition du Salon de prêt-à-porter masculin Pitti Uomo, m’accueille très souriant dans sa boutique Al Bazar et m’invite à prendre le café  dans son bureau où il me présente son autre passion (la première étant sa boutique Al Bazar): son chien TommyLino Ieluzzi a un style reconnaissable à mille lieues et un charisme positif qui emplit la pièce où il se trouve. Et ça, nous aimons !

Costume et cravate AL Bazar Milan de Lino Ieluzzi.Lino Ieluzzi dans sa reserve de boutique Al Bazar entrain de jouer avec son chien Tommy.Bureau de la boutique de vêtements pour homme Al Bazar de Lino Ieluzzi à Milan.Pochette Al Pazar en lin de Lino Ieluzzi.Cadeau cravate à l'effigie de Lino Ieluzzi de la boutique de vêtements pour hommes Al Bazar à Milan.

Un style à la personnalité bien trempée

Il a ce sens inné du style et du détail tout italien, cela peut être un dépaysement pour tous ceux qui sont habitués aux costumes noirs de croques morts et autres voituriers. Très friand des vestes croisées en laines  (tissus Loro Piana, Vitale Barberis Canonico, Carlo Barbera), non doublées dans les tons rigoureusement bleu ou crème, assorties de chemises bleu ciel et de cravates exclusivement en laine non doublée (très souples, pouvant être portées l’été également). L’immanquable pantalon en flanelle grise est complété par les souliers à doubles boucles à patines fantaisistes ou marron qu’il chausse très souvent.

Lino Ieluzzi est un adorateur du chiffre sept. Il est né un sept octobre. C’est donc son chiffre porte-bonheur. C’est pour cette raison qu’il a fait faire ses fameuses cravates, reconnaissables dans le monde entier, avec le chiffre sept brodé (à la main) dessus. C’est un peu sa signature, sa marque de fabrique. Lino Ieluzzi est à lui tout seul une Icône de style reconnue dans le milieu de la mode, n’en déplaise à certains.

La boutique

Elle est divisée en deux parties: la première, quand on entre  dans la boutique, sur la droite où se trouve le sportswear avec les jeans Jacob Cohën, les chino PT01, les pulls en cashmere John Laing mais aussi les Sebago, les maillots de bain Saint Barth et la très belle ligne de bagagerie et petite maroquinerie de StefanomanO ;  la deuxième, où l’on est immergé dans l’antre du costume, des chemises, des cravates (Petronius 1926) et chaussures Al Bazar. Impossible de ne rien trouver à son goût!

Lino Ieluzzi de la boutique de prêt à porter masculin Al Bazar en train de s'allumer une cigarette.Mur de cravates 7 Al Bazar de Lino Ieluzzi.Intérieur de la boutique de vêtements pour homme Al Bazar de Lino Ieluzzi à Milan.Intérieur de la boutique de vêtements pour homme Al Bazar de Lino Ieluzzi à Milan.Intérieur de la boutique de vêtements pour homme Al Bazar de Lino Ieluzzi à Milan.Intérieur de la boutique de vêtements pour homme Al Bazar de Lino Ieluzzi à Milan.Intérieur de la boutique de vêtements pour homme Al Bazar de Lino Ieluzzi à Milan.Intérieur de la boutique de vêtements pour homme Al Bazar de Lino Ieluzzi à Milan.Lino, il m’a aussi permis de découvrir,  en annexe de sa boutique, son stock (sans avoir sorti mon mètre, je l’ai retenu presque aussi grand que sa boutique).

Son stock comprend son bureau et ses bunches (Lino Ieluzzi choisit lui-même les tissus à commander pour produire ses collections), mais aussi deux retoucheurs travaillant sur place pour accélérer les délais de livraison de ses clients. Lino Ieluzzi nous explique que, pour lui, le secret est de mettre un point d’honneur sur le service, et qu’il se distingue des autres boutiques ainsi: il a une équipe de 7 vendeurs (chacun a ses propres compétences mises au service du client), et un stock de tailles pour satisfaire les demandes des clients voulant, par exemple, s’offrir 5 pantalons de la même couleur et dans la même taille (impensable dans les boutiques de PAP traditionnelles).

Lino Ieluzzi de la boutique de vêtements pour homme Al Bazar au téléphone à l'entrée d'un palace à Florence.Réserve de la boutique de vêtements pour homme Al Bazar de Lino Ieluzzi à Milan.Retoucherie de la boutique de vêtements pour homme Al Bazar de Lino Ieluzzi à Milan.Lino Ieluzzi de la boutique de vêtements masculins AL Bazar à Milan en train d'aller à la rencontre de ses amis.Journée type de Lino Ieluzzi

Lino Ieluzzi se réveille tous les jours à 8h00 du matin pour se coucher à 2h00 (après avoir fait de la veille presse et de revues de mode, de documentations et d’ouvrages ou bien en regardant des films dans l’optique perpétuelle d’apprendre de nouvelles choses et de puiser de nouvelles sources d’informations). Il  nous explique une autre chose très intéressante dans sa vision personnelle d’entrepreneuriat : il n’a jamais fait de braderies ou autres soldes et ce malgré le fait qu’il ait souffert et payé pour ça. Mais il n’en reste pas moins fier !

Parcours de Lino Ieluzzi

Après avoir joué avec son très sympathique labrador, il nous raconte alors son histoire. Lino est originaire des Pouilles, fils d’une mère couturière et d’un père qui, comme lui, a goûté à la joie de la débrouille en faisant 3000 petits boulots de-ci de-là. Il nous explique qu’à l’époque, il y avait ceux qui entreprenaient des études et ceux qui, des le plus jeune âge, rentraient dans la vie active pour assurer un revenu au foyer.

Lino Ieluzzi parmi ses 3000 expériences professionnelles a été : agent d’entretien, coiffeur pour femmes, mannequin photo (période remplie de voyages qu’il a beaucoup appréciés), vendeur de montres, et par la suite  il a acheté des vêtements dans les destocks pour les revendre à son tour.

À l’époque, tout le monde s’habillait en sur-mesure, la confection n’existait pas. Puis en 1969, il plaque tout pour travailler dans ce qui sera devenu plus tard sa boutique. L’endroit s’appelait Bazar 84 (on y vendait de tout) boutique de 20m2 très courue, décorée de façon très alternative avec un Jocker peint sur la façade et où la musique résonnait à coup de décibels dans le Milan 70’s.

Affiche de Lino jeune dans la boutique de vêtements pour homme Al Bazar de Lino Ieluzzi à Milan.Mains et bracelets de Lino Ieluzzi de la boutique de vêtements pour homme Al Bazar à Milan.Lino Ieluzzi regarde une femme chanter à Milan.Photo de Lino dans la boutique de vêtements pour homme Al Bazar de Lino Ieluzzi à Milan.Lino Ieluzzi arrive à maturité et décide alors, en 1972, de reprendre la boutique et d’y faire un gros virage au niveau stylistique: il a voulu recréer l’identité de sa boutique avec son propre style, résolument classique et très inspirée des films des années 30 (où les gangsters aimaient porter des costumes croisés et des pantalons à pinces), mais en l’adaptant à l’époque contemporaine. Il a voulu faire quelque chose de différent de ce qui se faisait alors: il avait découvert le style « Yuppy » qui était nouveau en Italie. En faisant ainsi, il nous dit avoir eu un gros avantage : celui de faire toujours ce qui lui plaisait vraiment, non pas de la « mode périssable ».

Alors petit à petit, il a commencé à agrandir son espace de vente en rachetant les locaux d’un restaurant, du mécanicien et d’une boutique de couleurs. De là, il a commencé ses recherches de fournisseurs et de produits à distribuer. Dans ces années-là, Facebook et Instagram n’existaient pas! Les amis des amis étaient clients et puis le bouche à oreille a fait son travail en lui permettant de développer sa propre clientèle.

Lino Ieluzzi de la boutique de vêtements masculins Al Bazar avec ses amis Nicola et Valentino Ricci de Sciamat à Florence.Photo de lino jeune dans la boutique de vêtements pour homme Al Bazar de Lino Ieluzzi à Milan.Intérieur de la boutique de vêtements pour homme Al Bazar de Lino Ieluzzi à Milan.Client qui fait son choix de cravate 7 Al Bazar par Lino Ieluzzi.Intérieur de la boutique de vêtements pour homme Al Bazar de Lino Ieluzzi à Milan.Lino Ieluzzi nous explique : « comme pour les cafés à Milan, il y en a 10 000, mais tout le monde se bouscule pour aller dans seulement 10 d’entre eux et ce, même s’ils ne sont pas en plein centre ville » (tout comme sa boutique légèrement excentrée). Par la suite,  la presse, qui a compris le mode opératoire de Lino dans les années 80, a commencé à parler du personnage et de sa boutique Al Bazar –  bien avant les photos de street-style. Puis la ‘‘messe’’ et grande vitrine du style urbain & classique qu’est, à l’international, le Pitti Uomo (même si très souvent snobé)  – et qu’il fréquente assidument depuis 1985 en obtenant de gros résultats sur ses ventes grâce au trafic génère par ses propres relations publiques. Et oui, Lino Ieluzzi est une marque à part entière!

Dans les années 2000, l’avènement du street-style avec Scott Schuman (The Sartorialist) permet aux  photographes de descendre dans la rue pour flairer et chasser les nouveaux prescripteurs de tendances. Et ainsi, grâce au référencement de Google, aux réseaux sociaux Facebook et Instagram et et son nouveau site web (en construction, et où il sera bientôt possible de s’offrir une de ses fameuses cravates avec le 7), des clients du monde entier viennent faire du « pèlerinage » dans sa boutique pour voir de leurs propres yeux Al Bazar.

Lino Ieluzzi est très souvent demandé, en particulier pour se faire prendre en photo avec ses fans où il accepte toujours volontiers. Lino Ieluzzi :  » on me dit que je suis une légende! J’aimerais vivre 100 ans. À mon avis, on est une légende quand on a rendu l’âme « . Sa conception de l’élégance est la discrétion,  il ne cite jamais les grands noms qui ont franchi le seuil de sa porte.

Sa conception de l’amitié :  » pour moi l’amitié c’est franchir la barrière de la distance géographique, même si l’on ne se voit pas depuis longtemps ».

Futur ? :  » Je dois profiter maintenant que je suis là, si l’on doit tout le temps y penser, on se flingue ! Il faut vivre le présent et grandement! Le futur est une conséquence du présent qui devra être tout aussi grand! C’est fondamental de vivre les choses et de ne pas les subir « .

En somme, j’ai appris beaucoup en écoutant la belle personne qu’est Lino Ieluzzi, un éternel gamin d’une simplicité rare (tout comme son plat favori : spaghettis, sauce tomate et basilic), riche d’une grande expérience dans le secteur du textile masculin, allant au bout de ses rêves et passions tout en gardant sur sa table de chevet le Petit Prince d’Antoine de Saint-Exupéry. 

Stéphane

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Vivian Saskia, le plus Allemand des bottiers sur mesure Italiens

Cet hiver, à Florence, nous découvrons l’atelier du plus allemand des bottiers italiens : Vivian Saskia Wittmer.

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Saskia n’est pas une artisane comme les autres. Elle a la particularité d’être une jeune femme étrangère qui fait un travail typiquement masculin – mais surtout, douée et talentueuse. Nous avons eu le coup de cœur de façon particulière pour son travail et sa personnalité.

Saskia fit le choix d’entreprendre ce métier car elle aimait beaucoup, depuis son plus jeune âge (3 ans), regarder les chaussures pour hommes. N’en trouvant pas dans sa mesure, Saskia, avec beaucoup de détermination, décida d’en faire son propre métier.

Après avoir fait des études artistiques, Saskia, âgée de 23 ans, entreprit un long parcours débutant par trois années d’apprentissage dans l’atelier berlinois du bottier Benjamin Klemann. Ensuite, elle passa un examen à la Chambre de l’Artisanat  enchaînant avec un changement d’horizon en s’installant à l’étranger, après avoir travaillé chez les meilleurs bottiers allemands, en passant par Londres où la méthode de montage à la chaîne ne lui donna pas pleine satisfaction. Puis, à Florence, elle fit la rencontre d’un bottier (l’illustre Stefano Bemer) qui fut ravi de l’avoir comme élève dans son atelier (à l’époque) de 8m2. Saskia y resta pendant trois ans en fréquentant, en parallèle, un cours de modélisation à Scandicci pour, ensuite, faire le grand saut en décidant d’ouvrir son propre atelier de chaussures sur mesure.

Actuellement, son entreprise compte trois artisans produisant un très beau soulier (très soigné) monté exclusivement en goodyear. Le soulier Saskia est très influencé par la construction anglaise  (son Maître Allemand avait apprit le métier en Angleterre) avec une influence allemande sur la semelle mais avec le style résolument italien de son dernier Maître, Stefano Bemer. En somme, Saskia possède une formation complète sur la technique (à l’allemande) et sur le style (à l’italienne).

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La chaussure est recourbée sur la plante du pied, une chose très importante que ses clients apprécient particulièrement. Sa chaussure suit le pied du client sans être clinquante. Saskia réalise des chaussures défiant le temps et les modes.

Clientèle

Saskia a une façon moderne d’exposer ses créations ce qui a comme effet d’attirer une clientèle principalement étrangère (Allemands, Anglais, Suédois, Américains) bien que les Italiens ne soient pas en reste.  L’homme italien a en effet toujours eu ce goût prononcé pour le soulier sur mesure.

Saskia scarpe su misura copie bespoke shoes saskia cavo copie

Fabrication d’un soulier sur mesure Saskia

La première phase de création d’un soulier sur mesure est d’écouter son client. Il faut savoir qui il est, où il habite, comment il marche pour pouvoir le conseiller de la meilleure façon possible. Vient ensuite le choix de la peausserie allant du veau anglais au veau français. Si on parle de chaussures d’été, on optera pour du veau italien ou de la chèvre. Les cuirs italiens sont généralement plus fins et donc moins appropriés pour les étrangers qui vivent à Londres ou à New York où le climat rigoureux entraîne  l’exigence d’une peausserie un peu plus dure (souvent ses clients préfèrent avoir une chaussure dure s’assouplissant avec le temps). Mais aussi de kangourou, autruche, crocodile ou requin.

On prend ensuite les mesures de pieds et on prépare, pour un nouveau client, ses formes personnelles. Vient ensuite la réalisation du patronage en papier servant à délimiter la levée (coupe de la tige).

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Pour monter la chaussure il faut ouvrir la tige et la doublure en mettant à l’intérieur le contrefort ça donne du maintien à la chaussure et aussi de la aide beaucoup quand on marche beaucoup. Après on place la tige sur la forme et on commence à le tirer dans la bonne position en l’arrêtant avec les clous.

On procède avec la couture de la trépointe (l’âme de la chaussure) qui maintient l’ensemble sans clou.

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On perce la semelle interne, la doublure, le contrefort et la tige. Avec ce trou sont enfilées les aiguilles qui font chemin aux fils de lin qui sont tirés très fort pour éviter la rupture de cette couture (autrement la chaussure se casserait).

Ensuite on brûle la cire au-dessus des talons et de la semelle pour fermer les pores du cuir.

Les outils du bottier n’ont pas beaucoup changé au cours des siècles. Le roi des outils est le marteau à bout arrondi avec la pointe large, puis il y a les pinces pour tirer la tige, les différents tranchets (cutters) pour couper et les limes pour modeler. L’alêne (l’aiguille du cordonnier), sa pointe aiguisée permet au fil de traverser semelle, doublure, tige et trépointe.

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La mesure ne compte pas son temps

Pour faire réaliser la paire de ses rêves,  deux semaines sont nécessaires. Pour la première paire, il faut compter entre 5 et 6 mois en comptant la fabrication des formes ainsi que de l’essayage. G.C.

saskiascarpesumisura.com

Mannina Firenze, chaussures sur mesure à Florence

Par une chaude journée pluvieuse de Florence, nous décidons, après avoir salué notre ami Simone Righi (voir article Frasi), de traverser le Ponte Vecchio pour rejoindre l’atelier du bottier sicilien: Calogero Mannina.

In una giornata calda e piovosa di Firneze, decidiamo, dopo aver salutato il nostro amico Simone Righi (vedi articolo Frasi), di attraversare il Ponte vecchio per raggiungere il laboratorio del calzolaio siciliano: Calogero Mannina.

Mannina Giapponese a lavoro copieGiovanni Lorenzo da Mannina copie

C’est en 1953 que naît l’atelier artisanal de Calogero Mannina,  via De’ Barbadori, juste après le Ponte Vecchio de la capitale toscane. Calogero Mannina nous a quitté prématurément en septembre 2014 en nous léguant son œuvre. Son fils, Antonio Mannina, s’occupe de la partie stylistique en dessinant les collections prêt-à-porter et en choisissant les peausseries et, également, de la partie commerciale en gérant la boutique de via Guicciardini.

Fu nel 1953 che nacque il laboratorio di Calogero Mannina,  via De’ Barbadori, dubito dopo il Ponte Vecchio della capitale toscana. Calogero Mannina scompare prematuramente nel settembre 2014, legandoci la sua opera. Suo figlio, Antonio Mannina, si occupa della parte modellistica disegnando le collezioni di prêt-à-porter, scegliendone anche i pellami, ma anche, della parte commerciale e della gestione del negozio di via Guicciardini. 

Mannina Firenze negozio copiemannina double monk pap copie Antonio Mannina copiemocassini copie

Ses élèves (deux Japonais et un Italien), eux, oeuvrent sur le travail manuel des différents modelés de souliers sur mesure en fonction des exigences de la clientèle (japonaise, chinoise, coréenne, américaine mais aussi italienne).

I suoi alunni (due Giapponesi e un Italiano), loro, operano sul lavoro manuale dei vari modelli di scarpe su misura adeguandosi alle esigenze della clientela (giapponese, cinese, coreana, americana ma anche italiana).

forme mannina copiemannina staff copieborotalco copieancora forme copieGiapponese Mannina Ragazza ritratto copieustensili copiebottega mannina copieEncore une fois, il est question d’un travail de passionnés où chaque phase d’élaboration du soulier est faite sans compter son temps et dans un silence religieux. Nous sommes bercés, uniquement, par le bruit de la pluie et celui du marteau frappant les clous entre la forme et le futur soulier.

Travail d’un soulier Mannina

Il faut compter deux à trois jours de travail pour réaliser une paire de souliers sur mesure de l’atelier Mannina (quatre jours pour un cousu Goodyear).

Ancora una volta, qui è questione di un lavoro di appassionati, dove ogni fase di elaborazione della scarpa è effettuata senza contare il proprio tempo in un silenzio sacerdotale. Siamo cullati, unicamente, dallo sfondo sonoro del rumore della pioggia e quello del martello che batte i chiodi tra la forma e la futura scarpa.

Lavorazione della scarpa Mannina

Bisogna contare dai due ai tre giorni per realizzare un paio di scarpe su misura del laboratorio Mannina (quattro giorni per una costruzione Goodyear).

foglio disegno scarpa copie

1) On commence par prendre les mesures des pieds du client avec crayon et papier.

1) S’inizia a prendere le misure dei piedi del cliente con carta e matita.

cartamodello mannina copie progettazione cartone copie

2) Ensuite on crée ses formes personnelles (bois ou plastique; ce dernier est plus résistant.) qu’on modifiera successivement avec l’ajout de bouts de cuir ou en limant pour les modeler.

2) Inseguito, sono create le forme personali (legno o resina; quest’ultima più resistente.) che verranno modificate successivamente con l’aggiunta di pezzi di pelle o limandole per modellarle.

forme create copieforma e pezzetti cuoio copie

3) Quand la forme est prête, on l’habille avec du scotch papier pour ensuite y dessiner le modèle du client.

4) On crée la ‘‘mascherina’’ (la claque/ l’empeigne) et le ‘‘gambetto’’ (garant) et la pointe. On crée aussi le modèle pour la doublure en faisant attention de ne pas superposer les morceaux.

5) Ensuite vient la jointure externe cousue à la machine.

3) Quando la forma è pronta, la si riveste di nastro adesivo di carta per poi disegnarci direttamente sopra il modello del cliente.

4) Si crea la mascherina, il gambino e la puntina ma anche la fodera facendo attenzione a non fare combaciare i pezzi.

5) Inseguito la giunteria esterna, cucita a macchina.

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6) La peau de veau de la doublure est montée sur l’embauchoir. La base est très importante. On met les renforts, les contreforts et la pointe.

7) Le montage s’effectue à la main avec les clous.

6) La pelle di vitello della fodera è montata direttamente sulla forma. La base è molto importante. Si mettono i rinforzi, i contrafforti e i puntali.

7) Il montaggio si effettua a mano con i chiodi.

scheletro scarpa inchiodata copie

8) La trépointe du Blake est collée à la base de celui-ci vers l’intérieur de la chaussure (rappelons qu’il y a deux grands types de fabrication pour un soulier, la couture Blake, qui est une couture « simple et directe » et la couture « double sur trépointe » : le Goodyear. Chacun de ces deux modes de fabrication connaissant quelques variantes.). 

8) Il guardolo del Blake viene incollato alla base di quest’ultimo verso l’interno della scarpa (ricordiamo che ci sono due tipi di lavorazioni per una scarpa, la cucitura Blake, che è una cucitura « semplice e diretta »e la cucitura « doppia sul guardolo » : Goodeyear. Ognuna di queste lavorazioni ha delle varianti.).

mannina suola in lavorazione copie

9) Ensuite on colle la semelle qui est ouverte en partie pour, ensuite, y effectuer la couture.

9) Inseguito si colla la suola aperta in parte per, poi, effettuarci la cucitura.

taglio resto suola copie

10) Une fois la semelle cousue à la main, on enlève de la forme l’assemblage et on commence à coudre la chaussure.

11) On replace le tout en forme pour procéder à la fermeture avec la colle de façon à protéger la semelle.

10) Una volta la suola cucita a mano, si toglie dalla forma l’assemblaggio e si incomincia a cucire la scarpa.

11) L’insieme è rimesso su forma per procedere alla chiusura con colla in modo da proteggere la suola.

scarpa finita quasi copie mocassino giallo copie

12) On place les talons se composant de différentes couches de cuir collées les unes aux autres puis fixées avec des clous.

13) Et, pour terminer, la dernière couche, le sauve-talon en caoutchouc et cuir ou tout en cuir.

12) Si mettono i tacchi composti di vari strati di lamelle di cuoio incollate, ognuna tra di loro poi fissate con i chiodi.

13) Per finire, l’ultimo strato, il salva tacco di gomma e cuoio o tutto in cuoio.

scarpa tacco copie

Futur de Mannina ?

« Rester dans le petit tout en continuant à aimer toujours et avec autant de passion notre produit. Nous avons eu toutes sortes de propositions d’agrandissement que mon père a décliné« .

manninafirenze.com

Futuro di Mannina ?

« Rimanere nel piccolo e allo stesso tempo continuare ad amare sempre con la stessa passione il nostro prodotto. Abbiamo avuto qualsiasi tipo di proposta di ingrandimento che mio padre ha sempre declinato « .

manninafirenze.com

Pierre Degand, le dernier vendeur d’articles de luxe et accessoires masculins

Pierre Degand, entrepreneur dans l’âme, débuta avec sa première affaire à 14 ans à Knokke-le-Zout puis il enchaîne avec une deuxième à 19 ans pour finalement se dédier à sa plus belle création à 28 ans, son ambassade du beau et de l’excellence masculine: la Maison Degand.

Michele & Pierre Degand copie

https://open.spotify.com/episode/3Z2yrlQ9S1RIaUksCV4JRl?si=x4CCZifyRciGG_75XE3suQ

Pierre Degand investit les lieux de ce qui allait devenir la Maison Degand en faisant l’acquisition de cet immeuble en ruine dont personne ne voulait et, petit à petit, avec beaucoup d’humilité, il agrandit la partie principale en lui annexant une boutique de souliers (ou les Maisons Edward GreenJohn Lobb, Pierre CorthayTod’s etc. sont représentées), le boudoir de Roberto Ricetti (chemisier sur mesure) et le restaurant Emily géré par sa fille Emily.  

degand shoes logo copiecoure Degand copieRoberto Ricetti copiechaine des rotissuers copieMohamed copieEmily copie - copie Pierre Degand a suivi sa philosophie obsessionnelle jusqu’au bout en faisant en sorte que l’écrin soit aussi beau que le contenu dans ses moindres détails.

Il nous accueille dans son bureau pour nous présenter son travail, évoquant le changement des habitudes de consommation depuis l’industrialisation. Son analyse est complètement en phase avec la ligne éditoriale de Gentleman Chemistry : une croisade contre le branding et le mauvais goût.

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Mme. Degand

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Inside Emily Restaurant

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Pierre Degand: La plupart des boutiques de prêt-à-porter sont devenues impersonnelles, privées de leur âme, la carence s’étend au professionnalisme des équipes de vente (embauchées pour leur physique) sans une vraie connaissance de l’adn produit – le terme « vendeur » à mes yeux, prend une connotation péjorative, expliquée par leur manque de conseils.

Aujourd’hui dans le prêt-à-vêtir, on invente un produit, son nom, son histoire et sa fragrance d’ambiance sans savoir où, comment et par qui il a été fait. Le client peut investir dans un produit sans même le toucher, rassuré par l’étiquette choisie. Je m’oppose de façon catégorique à cette habitude de consommation en proposant une alternative. Ici on ne vend pas des marques. On vend des labels, on propose de la qualité et un savoir-faire. Quand un client entre dans ma boutique et qu’il dit « je regarde juste », je ne comprends pas, c’est comme s’il n’osait pas déranger. Pour moi, au contraire, quand vous rentrez dans mon magasin il faut déranger, parce que vous regardez mais vous ne savez pas tout ce qu’il y a derrière tel ou tel produit. Il faut parler, vous ne pouvez pas juste acheter une étiquette en demandant combien ça coûte!?

Il n’y a plus de passion et d’amour du produit dans ce métier. Depuis quelques temps, tout est tiré par le bas avec le fast fashion. Il y a une multitude de fabrications qui sont arrivées sur le marché et qui déboussolent le client parce que l’on a de tout et n’importe quoi et à n’importe quel prix. Le consommateur n’a plus de repères et achète au meilleur prix sans regarder la qualité. Aujourd’hui les produits sont jetables et cela s’applique à tout. L’achat de vêtements, mais aussi dans les relations humaines. J’appelle cela des « relations kleenex ».

Heureusement, j’ai pu conserver un clientèle fidèle et reconnaissante qui m’encourage à faire ce que je fais depuis plus de 40 ans, heureuse de me montrer comment ont pu vieillir avec eux les acquisitions réalisées dans le passé. Je me dis, quand je vois ça, que j’ai pu atteindre mon objectif de la culture du beau. G.C.

Pierre Degand 415, Avenue Louise 1050 Bruxelles

degand.be

Andrea Di Carlo

Nous vous avions déjà parlé du généreux Andrea (Pierandrea) Di Carlo lors de notre passage au Salon de l’Homme (voir l’article). Nous l’avons rencontré, cette fois-ci, dans son showroom situé dans le quartier de la Madeleine, pour  raconter son aventure dans le monde des chaussettes italiennes.

Vi abbiamo già parlato del generoso Andrea (Pierandrea) Di Carlo durante il nostro passaggio al Salon de l’Homme (vedi l’articolo). Lo abbiamo incontrato, questa volta, nel suo showroom situato nel quartiere della Madeleine a Parigi, per raccontarvi la sua avventura nel mondo delle calze italiane.

Andrea Di Carlo copieAndrea Di Carlo nous reçoit dans son bureau où il nous présente la collection tout en nous racontant une partie de son aventure.

Andrea Di Carlo s’installe à Paris en 1986 après avoir passé 5 années aux États Unis, sans  parler un mot d’anglais au départ… Il y effectue bon nombre de petits boulots: serveur, pompiste etc… Une fois la barrière de langue franchie, il s’engouffre dans un cursus universitaire et décroche deux diplômes en commerce international et en gestion d’affaires.

Il retourne alors à Rome puis, fatigué par le manque de dynamisme local (oui, c’est ça aussi la Dolce Vita 🙂 ), il décide de s’installer à Paris et nous explique ce choix. Paris est un entre-deux, une passerelle (une vitrine) entre l’Italie, Londres et New York en terme de marché textile et, dans son cas, de la chaussette. Ayant flairé la bonne affaire, il s’est rendu compte qu’il  manquait une offre répondant aux attentes des clients désirant des mi-bas (chaussettes hautes!) et qu’il pouvait aussi les vendre aux marchés étrangers.

Il débute, pour vendre ses chaussettes, en faisant du porte-à-porte. Après quelques années, il monte sa propre production de chaussettes à quelques km de Mantoue, en Italie, pour finalement les vendre à de grands noms de la chaussure et aux grands magasins.

Il n’y a même pas un an et demi que les chaussettes avec étiquette Di Carlo ont vu le jour! C’est le résultat d’un produit fait à l’ancienne dans une seule qualité de coton: égyptien, mercerisé ou non. Et aussi des chaussettes Di Carlo en 100% soie ou des mélanges 70% cashmere / 30% soie.

Andrea Di Carlo ci riceve nel suo ufficio, dove ci presenta la collezione raccontandoci una parte della sua avventura.

Andrea Di Carlo si installa a Parigi nel 1986 dopo aver passato 5 anni negli USA, senza parlare inizialmente una parola d’inglese… Vi effettua numerosi lavoretti : cameriere, benzinaio ecc… Una volta superata la barriera linguistica, si avvia nei studi universitari che lo ripagheranno con due lauree in commercio internazionale e gestione d’affari.

Ritorna quindi a Roma poi, stanco della mancanza di dinamismo locale (sì, è anche questa la Dolce Vita 🙂 ), decide di installarsi a Parigi e ci spiega il perché della sua scelta. Parigi è una via di mezzo, una passerella (una vetrina) tra l’Italia, Londra e New York in termini di mercato tessile e, nel suo caso, della calza. Con fiuto, si rese conto che mancava un’offerta che rispondesse alle attese dei clienti desiderosi di calze alte da poter vendere anche nei mercati stranieri.

Iniziò, a vendere le sue calze, facendo il rappresentante. Dopo qualche anno, avvia la sua produzione di calze a soli qualche km di Mantova, per finalmente venderle a grandi nomi della scarpa e ai superstores.

Un anno e mezzo fa videro per la prima volta il giorno le calze con etichetta Di Carlo! È il risultato di un prodotto fatto all’antica in una sola qualità di cotone: egiziano. Ma anche di calze Di Carlo in 100% seta o nelle miscele 70% cashmere / 30% seta.

Calze quadrettate copie di carlo calze 1 copie di carlo premium copiesocks intere copie chevrons copie Blue Socks copiedi carlo box copiePour une paire de chaussettes haut de gamme,  240 aiguilles sont nécessaires pour travailler les fibres de coton égyptien extra longues de première qualité en Italie. Plus il y a d’aiguilles, plus le produit est difficile à travailler et, cela, afin d’obtenir des fils plus fins et longs possibles.

L’offre d’Andrea Di Carlo est de proposer des chaussettes de haute qualité dans un éventail de plus de 45 couleurs pour les chaussettes en fil d’Écosse, de 12 couleurs pour les chaussettes en soie et en cashmere.

Le prix de la paire de chaussettes en fil d’Écosse est de15€ / les 7 paires sont  à 75€

Andrea Di Carlo 4 Rue Tronchet, 75008 Paris Jeudi & Samedi 15:00 – 20:00

Per un paio di calze alta gamma, sono necessari 240 aghi per lavorare le fibre di cotone egiziano extra lunghe di prima qualità in Italia. Più ci sono aghi, più il prodotto è difficile da lavorare e, questo, con l’intento di ottenere dei fili sempre più lunghi e fini possibili.

L’offerta di Andrea Di Carlo è di proporre delle calze di altissima qualità in una palette di più di 45 colori per le calze in filo di Scozia, di 12 colori per le calze di seta e cashmere.

Il prezzo del paio di calze in filo di Scozia è di 15€ / 7 paia vengono 75€

Andrea Di Carlo 4 Rue Tronchet, 75008 Paris (Giovedi & Sabato 15:00 – 20:00)